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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

La vague française de 1954 dans la presse:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Libération, Paris, France, pages 1 et 4, le 18 octobre 1954.

Scan.

2 Toulonnais déclarent avoir parlé
au pilote d'une soucoupe volante...
qu'ils décrivent comme un engin terrestre

Ça continue. Avec un sérieux imperturbable et un luxe de détails dont elle a le secret - un de plus - l'agence France-Presse nous fait savoir que des "engins mystérieux" poursuivent leur ronde assidue dans le ciel de France. "Les témoignages s'accumulent", dit textuellement la dépêche d'ailleurs datée de Paris.

Ainsi pour l'agence officieuse, qui débite à jet continu tous les récits possibles et imaginables qu'on lui signale des quatre coins du pays, il ne fait pas de doute que les phénomènes observés ici et là avec plus ou moins de fantaisie ou de bonne foi correspondent à une réalité matérielle: des "engins", c'est à dire des machines ou des instruments (cf. dictionnaire) secret ou inconnus. Quant aux récits, ce sont des "témoignages" qu'il faudrait prendre pour argent comptant.

Une fois de plus, nous vous ferons grâce de ces témoignages qui vont du Martien poilu que deux cultivatrices de Livry-sur-Seine prennent pour un satire, au "scaphandrier interplanétaire" chassé par deux chiens dans la banlieue de Perpignan, en passant par ce disque qui pour la première fois à fait montre d'agressivité en carbonisant six peupliers près de Rovigo, en Italie.

Tenons-nous en aux informations dont la source a pu être vérifiée, d'autre part.

J. DEROGY

Suite page 4, Col. 1

Scan.

SOUCOUPES VOLANTES

Suite de la P.1-Col. 8

Depuis quarante-huit heures, deux Toulonnais, MM. Rappellini, tenancier de bar, et Ottaviani, mécanicien de la marine marchande, affirment avoir vu, jeudi soir, vers 18 heures, au lieudit "Le Chemin Long" entre Hyères et Toulon, un engin ayant la forme d'un disque renflé à sa partie supérieure, posé à terre sur un trépied.

- Un homme en combinaison d'amiante se trouvait à côté, déclare M. Rappelini. Je lui ai demandé en plaisantant s'il venait de Mars. Il a haussé les épaules et m'a répondu en me demandant l'emplacement exact du lieu où nous nous trouvions. Quand je le lui ai indiqué, il a tourné les talons et ouvert une port[e] triangulaire. Je l'ai alors questionné pour lui demander s'il allait à la base militaire du Palyvestre. Mais déjà, il avait claqué sa portière. L'engin qui n'avait pas cessé de vibrer se mit à vibrer plus fort. Il y eut un bruit de vapeur comme avant l'arrêt d'une locomotive et l'appareil s'éleva lentement à la verticale. Cela rappelait le vol d'une bécasse. Il s'immobilisa un instant à environ 50 mètres d'altitude, puis démarra à toute vitesse en direction de Hyères, en laissant échapper une lueur orange et un bruit analogue à celui de mon percolateur.

Cette déclaration que M. Rappelini a faite à notre correspondant de Toulon en compagnie de M. Ottaviani, il l'a maintenue, ainsi que son camarade, devant la brigade de l'air des renseignements généraux ou les deux hommes ont été longuement entendus. Hier matin, les inspecteurs des R.G. les ont accompagnés sur les lieux, où ils ont pu relever et photographier un cercle de 3 mètres de diamètre d'herbe roussie.

Jusque là rien qui distingue ce témoignage des dizaines de récits dont le caractère fantaisiste a pu être prouvé, à l'exception du dialogue entre les témoins et le pilote de l'engin, et du bruit de l'appareil: trépied, diamètre, forme, envol à la verticale, traĆ®née de couleur, tout y est.

Mais voici où l'affaire se corse: les policiers ont saisi le croquis de mémoire que les deux hommes avaient cru bon de tracer, en les sommant de ne pas le reproduire, sous prétexte qu'il s'agissait de plan intéressant la défense nationale!!!

Encore qu'on ne voit pas très bien comment un croquis de mémoire d'une prétendue observation, fait part des non spécialistes, pourrait être assimilé à un plan d'engins secrets - répondant, d'autre part, aux caractéristiques des engins imaginés décrit par des démystificateurs - une question mérite ici d'être posée: Si vraiment les pouvoirs publics s'intéressent sérieusement au "témoignage" de ces deux Toulonnais, alors qu'ils aillent jusqu'au bout et qu'ils fassent leur devoir en dénonçant l'imposture, si imposture il y a. S'ils gardent le silence, c'est qu'ils préfèrent se rendre complices de cette opération "soucoupes" dont le caractère de diversion serait de ce fait démontré.

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Cette page a été mise à jour le 16 mars 2026.