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7 octobre 1954, Saint-Jean-d'Assé, Sarthe:
Référence pour ce cas: 7-oct-54-Saint-Jean-d'Assé.
Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
L'affaire avait été rapportée dans la presse le 9 octobre 1954; la presse du 10 octobre 1954 la rapportait en tout cas très largement. En général, on lisait:
"M. Alexandre Tremblais, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté pour une raison inconnue vendredi, à 6 h. 20 sur une petite route départementale près de Saint-Jean-d'Asse (Sarthe), que ses phares s'étaient éteints. Etant descendu de sa cabine, il vit passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu. L'engin disparut à l'horizon, quelques minutes plus tard. Le moteur du camion se remit alors à tourner et les phares se rallumèrent."
Certaines versions provenant de la même source, sans doute une dépêche de l'AFP, au lieu d'écrire "le moteur se remit à tourner", ou "le moteur repartait normalement", ce qui pourrait à la rigueur indiquer qu'il s'est remis en marche spontanément, écrivent que "le moteur put être remis en route", ce qui n'est pas la même chose.
Le journal national L'Aurore du 9 octobre 1954 citait le témoin Alexandre Tremblay ainsi:
- Chaque matin, je ramasse le lait pour le compte d'une chocolaterie. L'autre jour, vers 6 h. 20, je circulais sur la route Le Mans-Alençon. Tout à coup mon camion stoppe, moteur et phares étaient coupés. Je descendis pour vérifier l'état des batteries et raccorder éventuellement un fil rompu. C'est alors que je vis dans le ciel une lueur d'un bleu intense dirigée sur moi, puis elle disparut brusquement. Je tentai de remettre mon moteur en marche et tout fonctionna normalement. Je n'avais absolument touché à rien...
Le nom "Tremblais" est parfois écrit "Tremblay", ou "Trembaix", ou "Tremblaix". Presque tout le monde écrivait "Saint-Jean-d'Asse" au lieu de "Saint-Jean-d'Assé".
Dans son livre de 1956 "Black-Out Sur Les Soucoupes Volantes", le pionnier de l'ufologie française Jimmy Guieu donnait la date du 8 octobre 1954 pour l'observation - sans doute trompé par un journal national du 9 qui aurait écrit "hier", comme le fait souvent la presse national qui rapporte les faits avec un jour de retard sur la presse locale sans changer les "hier" en "avant-hier".
Il disait qu'à 06:20, "A. T.", propriétaire d'un café du Mans et entrepreneur de ramassage du lait pour une importante société achevait sa tournée de ramassage, se trouvant au volant de son camion sur une route près de Saint-Jean-d'Assé, abordant lentement une légère côte.
Les phares se sont brusquement éteints et le moteur s'est arrêté. "A. T". a été très étonné et a tiré sur son démarreur mais le camion est resté immobile. Perplexe, il a pris une torche électrique, qui fonctionnait, contrairement aux phares, et est sorti puis a soulevé le capot.
Il aurait dit selon Guieu:
"Je ne remarquai rien d'anormal au moteur. Mais comme je me redressais, je vis passer à vive allure dans le ciel, à faible hauteur, une lueur bleue ressemblant aux étincelles dégagées par un chalumeau."
Jimmy Guieu poursuivait en indiquant que le phénomène a disparu aussi vite qu'il était venu, que "A. T." était remonté dans son camion et avait essayé de repartir. Le moteur avait répondu aussitôt et les phares s'étaient sont rallumés, le camion a roulé normalement. (Ce qui rend fausse l'interprétation d'un redémarrage spontané du moteur, largement affirmée dans les sources ufologiques ultérieures.)
Jimmy Guieu rapporte enfin que le patron de la laiterie pour laquelle le témoin travaillait a déclaré que celui-ci est un homme de confiance "qui n'a pas pour habitude de multiplier les incidents par dix ni de déformer ce qu'il voit."
En 1958, paraît la version d'Aimé Michel, dans son livre "Mystérieux Objets Célestes". Il ne donne pas sa source, date l'affaire du 7 octobre 1954, et sa version est similaire à celle de Jimmy Guieu.
Il précise que cela s'était passé sur une petite route à l'Est de la route nationale 138, qu'Alexandre Tremblay travaillait pour une importante société chocolatière, [Poulain?], qu'il ramassait ainsi chaque matin le lait provenant des pâturages de la région.
Près de Saint-Jean-d'Assé, il montait une côte légère avec son moteur tournant assez vite, quand soudainement les phares s'éteigne et le moteur cale. Michel raconte:
"M. Tremblay a été surpris, a freiné, débrayé et actionné le démarreur, mais en vain, le moteur ne voulait plus redémarrer. Pensant à une panne de l'allumage, provenant éventuellement d'un court-circuit, M. Tremblay descend de camion, tenant sa torche électrique à la main. La torche électrique éclairait, n'était pas affecté de panne d'électricité, contrairement au phare du véhicule, qui étaient en route mais ne fonctionnaient pas."
Au moment où il ouvre le capot du moteur, Mr. Tremblay fait l'observation suivante, dont Aimé Michel nous donne le récit ainsi:
"Je vis au-dessus de la route dans le ciel une intense lueur bleue qui semblait dirigée vers moi. Cela dura quelques secondes, puis elle disparut. Ne sachant que penser de cet incident, j'actionnai de nouveau le démarreur, et le moteur se remit en marche tandis que les phares se rallumaient."
Le cas entre dans la littérature ufologique sous forme de brefs résumés, par Jacques Vallée, Charles Garreau et autres, puis en 1979, les "débunkers" Gérard Barthel et Jacques Brucker, dans leur livre "La Grande Peur Martienne" sensé expliquer tous les cas de la vague française de 1954 comme méprises et canulars, assurent qu'ils "examinent un cas qui a retenu leur attention, du 7 octobre à 6 h 20, à St-Jean-d'Assé dans la Sarthe".
Ils en donnent sans préciser leur source (de toute évidence le résumé de Jacques Vallée), ce résumé:
"Sur la N. 138, un camionneur, M. Tremblay, vit une lueur bleue intense qui se dirigeait vers lui. L'objet produisant cette lumière avait la forme d'un cigare rouge et bleu. Le moteur et les phares du camion cessèrent de fonctionner."
Ils indiquent que les faits ont été classiquement transformés par les "rapporteurs" car le témoin leur a affirmé n'avoir jamais vu un objet, mais un phénomène lumineux. Ils indiquent que les détails que le témoin leur a fourni ne peuvent en aucun cas donner une notion sur l'altitude, la distance, la vitesse etc. Selon les auteurs, Mr. Tremblay a été le premier surpris qu'on lui parlât d'un arrêt de moteur, car selon les auteurs, il est affirmatif, jamais une entrave quelconque au fonctionnement de son camion n'était survenue pendant son observation.
Plus loin dans leur livre, les auteurs notent que la date est incertaine, et que France-Soir du 9-10 octobre rend compte du cas avec la mention "hier."
On constate que Barthel et Brucker font la même erreur que Vallée en plaçant l'observation sur la Nationale 138, alors que Michel avait précisé sur une petite route à l'Est de la route nationale 138. Il est également clair qu'il ne fallait pas comprendre l'expression "cigare volant"* de la presse au pied de la lettre, et il ne semble pas qui quiconque aurait assuré que Mr. Tremblay aurait pu préciser l'altitude, la distance, la vitesse.
En 1997, dans son livre "Le dossier 1954 et l'Imposture Rationaliste" sur la vague de 1954 en France, essentiellement une critique de celui de Barthel et Brucker, Jean Sider remet en question la version des "débunkers."
Il note que Barthel et Brucker se réfèrent au journal national France-Soir, alors que la version que Sider propose est celle du Maine Libre des 9-10 octobre 1954, journal local qui a été le premier à rapporter le cas, et qui est beaucoup plus sûre parce que ces journalistes avaient rencontré le témoin. Il note que l'affirmation qu'il n'y a pas eu de panne de moteur est une invention de Barthel et Brucker, puisque le Maine Libre oublie une photo de Mr. Tremblay penché sur le moteur de son camion, dans une reconstitution des faits. Sider note que c'est justement parce qu'il avait eu cette panne et était sorti qu'il a pu remarquer la lueur bleue. Sider note que Barthel et Brucker omettent de signaler que la panne a eu lieu avant l'observation et non pendant.
Sider a trouvé encore mieux. Quelques jours après l'incident, Daniel Léger, résidant du Mans et qui sera un collaborateur du magazine d'ufologie Lumières Dans La Nuit quelques années plus tard, avait bavardé avec Mr. Tremblay, qui lui avait confirmé tous les éléments parus dans le Maine Libre.
Jean Sider en conclut que Barthel et Brucker n'avaient jamais parlé à Mr. Tremblay et qu'ils ont déformé leur témoignage.
Le cas sera encore largement publié sous forme de résumés basés sur Michel et Vallée, sans mention des péripéties critiques de Barthel et Brucker et de Jean Sider. Il est souvent présenté comme cas d'effets électromagnétique d'un OVNI sur le moteur et les phares d'un véhicule, ce qui n'est nullement justifié.
Quant à la lueur bleue dans le ciel, rapide, vue quelques secondes, rien ne permet d'exclure à mon avis qu'il se soit agi d'un météore, tout simplement.
[Ref. aue1:] JOURNAL "L'AURORE":
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Lire les détails en dernière page.
[Légende dessin:] Je t'ai jamais vu dans le quartier... Tu s'rais pas un Martien par hasard?...
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La ronde des soucoupes ne s'arrête pas, tant s'en faut! Mieux, elle s'accompagne maintenant de manifestations supraterrestres qui semble empruntées au roman d'anticipation. Qu'on en juge: M. Alexandre Tremblay, demeurant au Mans, vient de faire la déclaration suivante:
- Chaque matin, je ramasse le lait pour le compte d'une chocolaterie. L'autre jour, vers 6 h. 20, je circulais sur la route Le Mans-Alençon. Tout à coup mon camion stoppe, moteur et phares étaient coupés. Je descendis pour vérifier l'état des batteries et raccorder éventuellement un fil rompu. C'est alors que je vis dans le ciel une lueur d'un bleu intense dirigée sur moi, puis elle disparut brusquement. Je tentai de remettre mon moteur en marche et tout fonctionna normalement. Je n'avais absolument touché à rien...
EN CHAMPAGNE, les cigares volants ont fait leur apparition ainsi que les "Martiens". M. Joseph Roy, 30 ans, mécanicien à Reims, alors qu'il circulait à motocyclette aux environs d'Isles-sur-Suippe, aperçut en bordure de la route un objet bizarre de trois mètres de longueur ayant la forme d'un gros obus et percé de hublots, à l'avant duquel il distingua une silhouette. Par ailleurs, à quelques kilomètres de là, trois ouvriers auraient vu dans le ciel une boule de feu qui serait descendue au point où M. Roy situe son étrange vision.
A BERUGES, non loin de Poitiers, M. Edouard Thébault, 20 ans, cultivateur, prétend avoir vu un champignon se poser à vingt mètres de son domicile. Ayant éclairé sa chambre et s'étant mis à la fenêtre, il fut ébloui par un puissant jet de lumière. Le champignon prit aussitôt de l'altitude et disparut à l'horizon.
[Ref. lcx1:] JOURNAL "LA CROIX":
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- M. René Hott, 35 ans, de Jettingen (Haut-Rhin), employé à la S.N.C.F., a affirmé avoir aperçu dans un champ, alors qu'il se rendait à son travail, une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route.
Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres, avant de disparaître.
- M. Alexandre Tremblais, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté pour une raison inconnue vendredi, à 6 h. 20 sur une petite route départementale près de Saint-Jean-d'Asse (Sarthe), que ses phares d'étaient éteints. Etant descendu de sa cabine, il vit passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu. L'engin disparut à l'horizon, quelques minutes plus tard. Le moteur du camion se remit alors à tourner et les phares se rallumèrent.
- M. François Cariou, marchand de poissons ambulant à Plozévet (Finistère), sa femme et ses deux filles ont vu, dans le ciel, une vive lueur qui paraissait entourée d'une fumée dense. Cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux, à une altitude d'environ 10 mètres. Elle avait l'apparence d'une sphère orange.
Effrayée, la famille Cariou rentra dans la maison. Plusieurs pêcheurs qui s'apprêtaient à prendre la mer au même moment ont confirmé ces déclarations.
[Ref. lmn1:] JOURNAL "LA LIBERTE DU MORBIHAN":
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LE MANS. -- Hier matin, à 6 h. 30, M. Alexandre Tremblais, ramasseur de lait pour la chocolaterie Vinay, demeurant au Mans, avenue Léon Bollée, circulait avec son camion sur une petite route départementale, près de Saint-Jean-d'Asse (Sarthe), près de la route nationale Le Mans-Alençon, lorsque son camion s'arrêta soudain et ses phares s'éteignirent.
M. Tremblais descendit rapidement et vit passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu, d'un mètre de long environ. L'engin disparut à l'horizon et quelques minutes plus tard, le moteur du camion de M. Tremblais repartait normalement et les phares se rallumèrent.
[Ref. pdn1:] JOURNAL "LE PATRIOTE DE NICE ET DU SUD-EST":
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DE MULHOUSE:
M. René Ott, 35 ans, de Jettingen, employé à la S.N.C.F, a affirmé avoir aperçu dans un champ alors qu'il se rendait à son travail, une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol.
Mais les gendarmes n'ont relevé aucune trace.
Les Martiens devaient avoir oublié l'autre demi-sphère avec le train d'atterrissage. Des gens distraits.
DU MANS:
M. Alexandre Tremblaix, ramasseur de lait a déclaré, que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté pour une raison inconnue, avant-hier matin, sur une petite route départementale, près de Saint-Jean-d'Asse, et que les phares s'étaient éteints. Il descendit de sa cabine et vit passer au-dessus de lui un cigare volant, lumineux, rouge et bleu, long d'un mètre environ. L'engin disparut à l'horizon quelques minutes plus tard, le moteur se remit à tourner et les phares se rallumèrent.
De quoi fumer!
DE CHERBOURG:
Jeudi soir, vers 21 h., un habitant d'Octeville (Manche), M. Maurice Crestey, dessinateur à l'arsenal, et plusieurs de ses voisins, ont aperçu dans le ciel, à une assez grande altitude, une sphère lumineuse qui, après s'être arrêtée au-dessus de la ville, disparut vers le Sud.
Peu communicatifs, ceux-là!
DE CHATEAUROUX:
M. Alfred Rahany, 62 ans, habitant Chasseneuil, qui s'était arrêté au bord de la route, a entendu un sifflement: levant la tête, il a aperçu un engin de couleur grise immobilisé à 100 mètres environ au-dessus du sol. L'appareil est reparti à très vive allure en laissant une sorte de brouillard derrière lui.
Pour décourager les curieux sans doute.
DE QUIMPER:
M. François Cariou, marchand de poisson ambulant à Plozévet (Finistère), sa femme et ses deux filles, ont vu, dans le ciel, une vive lueur qui paraissait entourée d'une fumée dense. Cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux, à une altitude d'environ dix mètres; elle avait l'apparence d'une sphère orange.
Effrayée, la famille Cariou rentra dans la maison.
Plusieurs pêcheurs qui s'apprêtaient à prendre la mer au même moment ont confirmé ces déclarations.
10 mètres? Diantre! On ne dit pas si la maison Cariou a été carbonisée.
[Ref. nll1:] JOURNAL "NORD LITTORAL":
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Mulhouse, 9 Octobre. -- M. René Ott, 35 ans, de Jettingen, employé à la S.N.C.F., a affirmé avoir aperçu dans un champ, alors qu'il se rendait à son travail, une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol.
Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant le temps, dit-il, de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres avant de disparaître, les gendarmes n'ont relevé aucune trace.
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Le Mans, 9 Octobre. -- M. Alexandre Trembaix, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté, pour une raison inconnue hier matin sur une petite route départementale près de Saint-Jean d'Asse et que ses phares s'étaient éteints. Il descendit de sa cabine et vit passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu long d'un mètre environ. L'engin disparut à l'horizon quelques minutes plus tard, le moteur du camion se remit à tourner et les phares se rallumèrent.
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Cherbourg, 9 Octobre. -- Jeudi soir, vers 21 heures, un habitant d'Octeville (Manche), M. Maurice Grestey, dessinateur à l'Arsenal, et plusieurs de ses voisins ont aperçu dans le ciel à une assez grande altitude une sphère lumineuse qui, après s'être arrêtée au-dessus de la ville, disparut vers le Sud.
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Châteauroux, 9 Octobre. -- M. Alfred Ramany, 62 ans, habitant Chasseneuil, qui s'était arrêté au bord de la route, a entendu un sifflement; levant la tête, il a aperçu un engin de couleur grise immobilisé à 100 mètres environ au-dessus du sol. L'appareil repartit à très vive allure en laissant une sorte de brouillard derrière lui.
D'autre part, M. Lucien Soulas, 25 ans, de la même commune, a déclaré qu'en revenant du village de Ligeaud, il avait vu un engin lumineux de couleur orange rouge pâle se déplaçant en direction nord-sud.
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Quimper, 9 Octobre. -- M. François Cariou, marchand de poissons ambulant à Plozevet (Finistère), sa femme et ses deux filles ont vu, dans le ciel, une vive lueur qui paraissait entourée d'une fumée dense, cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux à une altitude d'environ dix mètres, elle avait l'apparence d'une sphère orange.
Effrayée, la famille Carion rentra dans la maison.
Plusieurs pêcheurs qui s'apprêtaient à prendre la mer au même moment ont confirmé ces déclarations.
[Ref. nnm1:] JOURNAL "LE NOUVEAU NORD MARITIME":
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Cherbourg, 9. -- Jeudi soir, vers 21 heures, un habitant d'Octeville (Manche), M. Maurice Crestey, dessinateur à l'Arsenal, et plusieurs de ses voisins ont aperçu, dans le ciel, à une assez grande altitude, une sphère lumineuse qui, après s'être arrêtée au-dessus de la ville, disparut vers le Sud.
Quimper, 9. -- M. François Cariou, marchands [sic] de poissons ambulant à Plozevet (Finistère), sa femme et ses deux filles ont vu, dans le ciel, une vive lueur qui paraissait entourée d'une fumée dense. Cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux, à une altitude d'environ dix mètres elle avait l'apparence d'une sphère orange.
Effrayée, la famille Cariou rentra dans la maison.
Plusieurs pêcheurs qui s'apprêtaient à prendre la mer au même moment ont confirmé ces déclarations.
Mulhouse, 9. -- M. René Ott, 35 ans, de Jettingen, employé à la S.N.C.F., a affirmé avoir aperçu dans un champ alors qu'il se rendait à son travail, une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée de l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol.
Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il, le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres avant de disparaître les gendarmes n'ont relevé aucune trace.
Le Mans, 9. -- M. Alexandre Tremblaix, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté, pour une raison inconnue hier matin, sur une petite route départementale près de Saint-Jean d'Asse et que ses phares s'étaient éteints. Il descendit de sa cabine et vit passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu long d'un mètre environ.
L'engin disparut à l'horizon quelques minutes plus tard, le moteur du camion se remit à tourner et les phares se rallumèrent. N'y a-t-il pas là de quoi... tremblaix?
[Ref. fso1:] JOURNAL "FRANCE SOIR":
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LE MANS, 9 octobre (dépêche "France-soir").
Un ramasseur de lait du Mans, M. Alexandre Tremblais, qui circulait hier matin à bord de son camion sur la petite route près de Saint-Jean-d'Assé (Sarthe) constata soudain que le moteur de son véhicule s'arrêtait et que les phares s'éteignaient.
M. Tremblais descendit de son camion pour voir passer à toute allure au-dessus de lui un cigare lumineux rouge et bleu, d'un mètre de long, qui disparut à l'horizon. Quelques minutes plus tard, le moteur repartait normalement et les phares fonctionnaient à nouveau.
ABBEVILLE, 9 octobre (dép. F.-s.). - Encore une fausse soucoupe! L'engin mystérieux qui éclata dans le ciel picard et dans les débris s'éparpillèrent dans une pâture, à Boismont, près de Saint-Valéry-sur-Somme n'était qu'un ballon-sonde.
Les habitants de la région, dans la crainte du fameux rayon vert "paralysant", n'osèrent s'approcher des débris. Seul M. Raymond Boucher, employé de sucrerie, eu le courage de venir contempler la soucoupe. Il s'agissait plus simplement d'un ballon utilisé par les services météorologiques de la Royal Air Force qui, en touchant le sol, avait éclaté bruyamment.
UN CHAMPIGNON ILLUMINE s'est posé sur la route, sous les fenêtres de M. Edouard Thébault, 36 ans, cultivateur à Béruges (Vienne). Quelques secondes plus tard, l'engin s'éteignit et un énorme phare balaya la route, puis quand le témoin revint accompagné de son père qu'il était allé quérir, tout avait disparu.
PLUSIEURS PECHEURS et toute la famille d'un marchand de poissons ont vu dans le ciel, à Plozévet (Finistère), une vive lueur entourée d'une fumée dense. Cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux à une altitude d'environ dix mètres. Elle avait l'apparence d'une sphère orange.
UN ENGIN SIFFLEUR, de couleur grise, s'est immobilisé un instant à 100 mètres environ au-dessus de Chassevreuil (Indre). L'appareil est reparti à toute allure, laissant derrière lui comme un brouillard.
Dans la même commune, un jeune homme a vu un engin lumineux de couleur rouge orange qui se déplaçait en direction nord-sud.
UNE COUPOLE DEMI-SPHERIQUE DE COULEUR ALUMINIUM, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol, a été vue à Jettingen par M. René Ott, employé à la S.N.C.F. Effrayés, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il, le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres avant de disparaître. Les gendarmes ont relevé aucune trace.
UN ENGIN SILENCIEUX, qui se déplaçait en tournant comme une toupie, a été vu à Calais, au-dessus du théâtre municipal, par un gardien de la paix, un coiffeur, un chauffeur de taxi et un boucher. Il s'est éloigné en direction de la mer.
UNE SOUCOUPE VOLANTE s'élevant sans bruit à la verticale a été vue à Vigneux (Seine-et-Oise) par M. Marais, hier, à 21 heures. Elle était lumineuse portaient des hublots.
[Ref. ner1:] JOURNAL "NORD-ECLAIR":
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Aucun "Martien" n'a, dans la journée d'hier, mis le nez au hublot de son appareil pour saluer les passants. Mais d'autres témoins s'ajoutent à la longue liste de ceux qui ont eu la chance de voir de leurs yeux des "objets lumineux » et mystérieux dans notre ciel.
M. Alfred Rabany, habitant Chasseneuil, dans l'Indre, alors qu'il était sur la route, entendit un sifflement. Il leva la tête et aperçut un engin de couleur grise immobilisé à 100 mètres environ au-dessus du sol. L'appareil est reparti à très vive allure, laissant une sorte de brouillard derrière lui.
D'autre part, M. Julien Soulas, 25 ans, de la même commune, a vu un engin lumineux de couleur orange se déplaçant en direction nord-sud.
- M. François Cariou, marchand de poissons ambulants à Plozévet (Finistère), sa femme et ses deux filles ont vu dans le ciel une vive lueur qui paraissait entouré d'une fumée dense. Cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux, à une altitude d'environ dix mètres; elle avait l'apparence d'une sphère orange. Effrayée, la famille Cariou rentra dans la maison.
Plusieurs pêcheurs qui s'apprêtaient à prendre la mer au même moment, ont confirmé ces déclarations.
- René Ott, 35 ans, de Jettingen (Haut-Rhin), employé à la S.N.C.F., a affirmé avoir aperçu dans un champ une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol. Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil.
- M. Alexandre Tremblaix, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté, pour une raison inconnue, sur une petite route départementale près de Saint-Jean-d'Asse, près du Mans et que ses phares s'étaient éteints. Il descendit de sa cabine et vie passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu, long d'un mètre environ, qui disparut à l'horizon quelques minutes plus tard. Le moteur du camion se remit à tourner et les phares se rallumèrent.
- M. Maurice Crestey, d'Octeville (Manche), et plusieurs de ses voisins ont aperçu dans le ciel, à une assez grande altitude, une sphère lumineuse qui, après s'être arrêté au-dessus de Cherbourg, disparut vers le sud.
[Ref. tbs1:] JOURNAL "THE BALTIMORE SUN":
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Le Mans, France, 9 oct. (Reuters) - Alexandre Tremblais, un laitier, rapporte aujourd'hui un "cigare volant" capable d'arrêter les voitures et d'éteindre les lumières.
Tremblais a dit qu'il conduisait son camion de lait le long d'une route quand soudainement le moteur s'est arrêté et les phares se sont éteints. Il est sorti et a vu un "cigare" rouge et bleu brillant d'environ trois pieds de long filer au-dessus de son véhicule.
Quelques minutes plus tard, son moteur a démarré et les lumières ont de nouveau fonctionné.
Pendant ce temps, une "soucoupe volante" qui se serait écrasée près d'Abbeville s'est révélée être un ballon météorologique utilisé par la Royal Air Force britannique. Il avait éclaté en touchant le sol.
D'autres rapports d'objets étranges vus dans le ciel dans toute la France comprenaient un "champignon lumineux volant", un disque orange fumant brillant et une machine grise faisant un sifflement fort.
[Ref. jps1:] JOURNAL "LE JOURNAL DU PAS-DE-CALAIS ET DE LA SOMME":
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Le Mans. -- M. Alexandre Tremblaix, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté pour une raison inconnue, sur une petite route départementale de Saint-Jean-d'Asse, et que ses phares s'étaient éteints.
Il descendit de sa cabine, et vit passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu long d'un mètre environ. L'engin a disparu à l'horizon quelques minutes plus tard, le moteur du camion se remit à tourner et les phares se rallumèrent.
Mulhouse. -- M. René Ott, 35 ans, de Jettingen, employé à la S.N.C.F., a affirmé avoir aperçu dans un champ alors qu'il se rendait à son travail, une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol.
Effrayé M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il, le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres avant de disparaître. Les gendarmes n'ont relevé aucune trace.
Quimper. -- M. François Cariou, marchand de poissons ambulants à Plozevet (Finistère), sa femme et ses deux filles ont vu, dans le ciel, une vive lueur qui paraissait entourée d'une fumée dense, cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux, à une altitude d'environ dix mètres, elle avait l'apparence d'une sphère orange.
Effrayée, la famille Cariou rentra dans la maison.
Plusieurs pêcheurs qui s'apprêtaient à prendre la mer au même moment ont confirmé ces déclarations.
Châteauroux. -- M. Alfred Rabanne, 62 ans, habitant Chasseneuil, qui s'était arrêté au bord de la route, a entendu un sifflement ; levant la tête, il a aperçu un engin de couleur grise immobile à 100 mètres environ au-dessus du sol. L'appareil repartit à très vive allure en laissant une sorte de brouillard derrière lui.
D'autre part, M. Julien Soulas, 23 ans, de la même commune, a vu en revenant du village de Ligeaud, un engin lumineux de couleur orange rouge pâle se déplaçant en direction Nord-Sud.
[Ref. nmn1:] JOURNAL "NORD-MATIN":
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Mulhouse. -- M. René Ott, 35 ans, de Jettingen, employé à la S.N.C.F., a affirmé avoir aperçu dans un champ une soucoupe demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et un mètre du sol.
Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il, le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres avant de disparaître.
Le Mans. -- M. Alexandre Tremblaix, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté, pour une raison inconnue, sur une petite route départementale prés de St. Jean d'Asse et que ses phares s'étaient éteints. Il descendit de sa cabine, et vit passer au-dessus de lui un cigare volant lumineux rouge et bleu long d'un mètre environ. L'engin disparut à l'horizon quelques minutes plus tard, le moteur du camion se remit à tourner et les phares se rallumèrent.
Cherbourg. -- Vers 21 h., un habitant d'Octeville (Manche), M. Maurice Grestey, dessinateur à l'Arsenal, et plusieurs de ses voisins ont aperçu dans le ciel, à une assez grande altitude une sphère lumineuse qui, après s'être arrêtée au-dessus de la ville, disparut vers le Sud.
Quimper. -- M. François Cariou, marchand de poissons ambulant à Plozevet (Finistère), sa femme et ses deux filles ont vu, dans le ciel, une vive lueur qui paraissait entourée d'une fumée dense, cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux à une altitude d'environ dix mètres, elle avait l'apparence d'une sphère orange.
Effrayée, la famille Cariou rentra dans la maison.
Plusieurs pêcheurs qui s'apprêtaient à prendre la mer au même moment ont confirmé ces déclarations.
[Ref. csl1:] JOURNAL "LE COURRIER DE SAONE-ET-LOIRE":
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PARIS. -- Les soucoupes volantes continuent.
De partout on en signale. Et maintenant voilà qu'elles se mêlent d'arrêter les moteurs.
Un ramasseur du lait du Mans, M. Alexandre Tremblais, qui circulait à bord de son camion sur la petite route près de Saint-Jean-d'Assé (Sarthe) constata soudain que le moteur de son véhicule s'arrêtait et que les phares s'éteignaient.
M. Tremblais descendit de son camion pour voir passer à toute allure au-dessus de lui un cigare lumineux rouge et bleu, d'un mètre de long, qui disparut à l'horizon. Quelques minutes plus tard, le moteur repartait normalement et les phares fonctionnaient à nouveau.
A Nancy, un sceptique endurci, M. Georges Bou, 30 ans, chauffeur à Sarrebruk [sic], roulait sur la nationale 3 entre Morsbach et Forbach lorsqu'il vit une ombre large et épaisse barrer la route. Il stoppa, descendit de sa cabine, croyant à un accident. Mais il se rendit compte qu'il était bel et bien arrêté par une soucoupe. Celle-ci avait neuf mètres de diamètre et quatre mètres de hauteur environ. Elle était éclairée par plusieurs faisceaux lumineux dirigés vers le sol.
Le chauffeur s'approcha de l'étrange appareil. Soudain, celui-ci décolla à la verticale, marqua un temps d'arrêt à dix mètres, puis s'éloigna très rapidement.
Le capitaine de gendarmerie Bohler s'est rendu sur les lieux aujourd'hui avec M. Bou. Mais il a pu relever aucune empreinte.
A Chaleix (Dordogne), un cultivateur, M. Garreau, a affirmé sur l'honneur avoir vu une soucoupe volante se poser dans sa propriété. M. Garreau a déclaré que deux hommes parfaitement normaux, revêtus de combinaisons kaki, en sont descendus, lui ont serré la main et lui ont parlé une langue inconnue.
A l'île de Ré, M. Simonnetti a déclaré avoir vu une sphère lumineuse de 12 mètres de diamètre environ, qui oscilla à une cinquantaine de mètres du sol.
La sphère, a-t-il dit, est devenu rouge, a viré au bleu et s'est élevé très rapidement à la verticale.
Deux autres habitants et deux Parisiens en vacances ont confirmé.
A Duclair (Seine-Inf.), M. Landrin, préposé aux eaux, qui se promenait en compagnie de sa femme, a été aveuglé par un faisceau lumineux. Lorsqu'il rouvrit les yeux, déclara-t-il, il vit une boule qui disparut quelques minutes plus tard.
- Près de Reims, un mécanicien des usines Panhard, M. Joseph Roy, 30 ans, a vu près de L'Isle-sur-Suippe un cigare posé au sol, ressemblant d'après sa description à celui de Marignane. Des témoins d'alentour ont confirmé.
- A la Montagne-de-Beruges (Vienne), un cultivateur, M. Edouard Thébault, a observé dans son champ un énorme engin lumineux. Quelques minutes plus tard, l'engin s'éteignit et un énorme far balaya la route, puis quand le témoin revint accompagné de son père qu'il était allé quérir, tous avaient disparu.
- Plusieurs pêcheurs et toute la famille d'un marchand de poissons ont vu dans le ciel, à Plozévet (Finistère), une vive lueur entourée d'une fumée dense. Cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux à une altitude d'environ dix mètres. Elle avait l'apparence d'une sphère orange.
- Un engin siffleur, de couleur grise, s'est immobilisé un instant à 100 mètres environ au-dessus de Chassevreuil (Indre). L'appareil est reparti à vive allure, laissant derrière lui comme un brouillard.
Dans la même commune, un jeune homme a vu un engin lumineux de couleur rouge orange qui se déplaçait en direction nord-sud.
- Une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol, a été vue à Jettingen (Haut-Rhin), par M. René Ott, employé à la S.N.C.F. Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il, le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres avant de disparaître. Les gendarmes n'ont relevé aucune trace.
- Un engin silencieux, qui se déplaçait en tournant comme une toupie, a été vu à Calais, au-dessus du théâtre municipal, par un gardien de la paix, un coiffeur, un chauffeur de taxi et un boucher. Il s'est éloigné en direction de la mer.
Une soucoupe volante s'élevant sans bruit à la verticale a été vue à Vigneux (Seine-et-Oise) par M. Marais, hier, à 21 heures. Elle était lumineuse et comportait des hublots.
ABBEVILLE. -- Encore une fausse soucoupe! L'engin mystérieux qui éclata dans le ciel picard et dont les débris s'éparpillèrent dans une pâture, à Boismont, près de Saint-Valéry-sur-Somme, n'était qu'un ballon-sonde.
Les habitants de la région, dans la crainte du fameux rayon vert "paralysant", n'osèrent s'approcher des débris. Seule, M. Raymond Boucher, employé de sucrerie, eut le courage de venir contempler la soucoupe. Il s'agissait plus simplement d'un ballon utilisé par les services météorologiques de la Royal Air Force qui, en touchant le sol, avait éclaté bruyamment.
VIENNE -- Des milliers de personnes ont vu hier une formation de soucoupes volantes au-dessus de Ried, volant d'est en ouest.
Interrogé au sujet des voitures qui s'arrêtent a dit:
- Soucoupes ou pas soucoupes, il faut retenir comme vrais les informations qui parviennent en ce moment. En ce qui concerne l'arrêt brusque de moteurs au passage d'engins, il faut admettre la présence et l'action de rayons inconnus. Cela ne veut pas dire que ces rayons aient une origine extraterrestre. Vous vous souvenez de ce fameux rayon Z, dont on parlait bien avant la dernière guerre? Pendant les hostilités, les belligérants ont encore perfectionné le procédé. J'ai vu personnellement, il y a une quinzaine d'années, des expériences en laboratoire ou des rayons électriques enflammaient à des distances de quelques mètres du papier ou d'autres matières combustibles.
[Ref. cpd1:] JOURNAL "LE COURRIER PICARD":
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De toutes les régions de France sont encore parvenues, pendant le week-end, de nombreuses informations signalant le "passage" de soucoupes, coupoles, cigares, sphères ou autres engins volants.
On apprend ainsi, de Mulhouse, que M. René Ott, 35 ans, de Jettingen, employé à la S.N.C.F., a affirmé avoir aperçu, dans un champ, alors qu'il se rendait à son travail, une coupole demi-sphérique, de couleur aluminium éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol.
Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il, le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres, avant de disparaître.
Suite en 2e page, sous le titre
LES SOUCOUPES
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(Suite de la 1re page)
Près du Mans, un phénomène bizarre aurait été observé. M. Alexandre Tremblaix, ramasseur de lait, a déclaré que le camion qu'il conduisait s'était soudain arrêté, pour une raison inconnue, sur une petite route départementale, près de Saint-Jean-d'Asse et que ses phares s'étaient éteints. Il descendit de sa cabine, et vit passer au-dessus de lui, un cigare volant lumineux, rouge et bleu, long d'un mètre environ. L'engin disparut à l'horizon quelques minutes, les phares se rallumèrent et le moteur put être remis en route.
D'autre part, un habitant d'Octeville (Manche), M. Maurice Crestey, dessinateur à l'arsenal, et plusieurs de ses voisins, ont aperçu dans le ciel, à une assez grande altitude, une sphère lumineuse qui, après s'être arrêtée au-dessus de la ville, disparut vers le sud.
***
CHATEAUROUX, 10 octobre. -- M. Alfred Rabany, 62 ans, habitant Chasseneuil, qui s'était arrêté au bord de la route, a entendu un sifflement: levant la tête, il a aperçu un engin de couleur grise, immobilisé à 100 mètres environ au-dessus du sol. L'appareil repartit à une très vive allure en laissant une sorte de brouillard derrière lui.
D'autre part, M. Julien Soulas, 25 ans, de la même commune, a déclaré qu'en revenant du village de Ligeaud, il avait vu un engin lumineux de couleur orange-rouge pâle, se déplaçant en direction Nord-Sud.
[Ref. lln1:] JOURNAL "LE LORRAIN":
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PARIS. -- Les "soucoupes volantes" continuent.
De partout, on en signale. Et maintenant, voilà qu'elles se mêlent d'arrêter les moteurs.
Un ramasseur de lait du Mans, M. Alexandre Tremblais, qui circulait à bord de son camion sur la petite route près de Saint-Jean-d'Assé (Sarthe), constata soudain que le moteur de son véhicule s'arrêtait et que les phares s'éteignaient.
M. Tremblais descendit de son camion pour voir passer à toute allure au-dessus de lui un cigare lumineux rouge et bleu, d'un mètre de long, qui disparut à l'horizon. Quelques minutes plus tard, le moteur repartait normalement et les phares fonctionnaient à nouveau.
A Nancy, un sceptique endurant, M. Georges Bou, 30 ans, chauffeur à Sarrebruk [sic, Sarrebourg], roulait sur la nationale 3 entre Morsbach et Forbach lorsqu'il vit une ombre large et épaisse barrer la route. Il stoppa, descendit de sa cabine, croyant à un accident. Mais il se rendit compte qu'il était bel et bien arrêt par une soucoupe. Celle-ci avait neuf mètres de diamètre et quatre mètres de hauteur environ. Elle était éclairée par plusieurs faisceaux lumineux dirigés vers le sol.
Le chauffeur s'approcha de l'étrange appareil. Soudain, celui-ci décolla à la verticale, marqua un temps d'arrêt à dix mètres, puis s'éloigna très rapidement.
Le capitaine de gendarmerie Bohler s'est rendu sur les lieux aujourd'hui avec M. Bou. Mais il n'a pu relever aucune emprunte.
A l'Ile de Ré, M. Simonnetti a déclaré avoir vu une sphère lumineuse de 12 mètres de diamètre environ, qui oscilla à une cinquantaine de mètres du sol.
La sphère, a-t-il dit, est devenue rouge, a viré au bleu et s'est élevée très rapidement à la verticale.
Deux autres habitants et deux Parisiens en vacances ont confirmé.
A Duclair (Seine-Inf.), M. Landrin, préposé aux eaux, qui se promenait en compagnie de sa femme, a été aveuglé par un faisceau lumineux. Lorsqu'il rouvrit les yeux, Déclara-t-il, il vit une boule qui disparut quelques minutes plus tard.
- Près de Reims, un mécanicien des usines Panhard, M. Joseph Roy, 30 ans, a vu près de l'Isles-sur-Suippe un cigare posé au sol, ressemblant d'après sa description à celui de Marignane. Des témoins alentours ont confirmé.
- A la Montagne-de-Béruges (Vienne), un cultivateur, M. Edouard Thébault, a observé dans son champ un énorme engin lumineux.
Quelques minutes plus tard, l'engin s'éteignit et un énorme phare balaya la route, puis quand le témoin revint accompagné de son père qu'il avait été quérir, tout avait disparu.
- Plusieurs pêcheurs et toute la famille d'un marchand de poissons ont vu dans le ciel, à Plozevet (Finistère), une vive lueur entourée d'une fumée dense. Cette lueur, d'abord immobile, se dirigea vers eux à une altitude d'environ dix mètres. Elle avait l'apparence d'une sphère orange.
- Un engin siffleur, de couleur grise, s'est immobilisé un instant à 100 mètres environ de Chassevreuil (Indre). L'appareil est reparti à vive allure, laissant derrière lui comme un brouillard.
Dans la même commune, un jeune homme a vu un engin lumineux de couleur rouge-orange qui se déplaçait en direction nord-sud.
- Une coupole demi-sphérique de couleur aluminium, éclairée à l'intérieur, qui se trouvait à environ trois mètres de la route et à un mètre du sol, a été vue à Jettingen (Haut-Rhin) par M. René Ott, employé à la S.N.C.F. Effrayé, M. Ott s'enfuit. Il eut cependant, dit-il, le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait dans l'appareil. Celui-ci évolua au-dessus de lui sur une distance de 800 mètres avant de disparaître. Les gendarmes n'ont relevé aucune trace.
- Un engin silencieux, qui se déplaçait en tournant comme une toupie, a été vu à Calais, au-dessus du théâtre municipal, par un gardien de la paix, un coiffeur, un chauffeur de taxi et un boucher. Il s'est éloigné en direction de la mer.
- Une soucoupe volante s'élevant sans bruit à la verticale à été vue à Vigneux (Seine-et-Oise) par M. Marais, hier à 21 heures. Elle était lumineuse et comportait des hublots.
ABBEVILLE. -- Encore une fausse soucoupe! L'engin mystérieux qui éclata dans le ciel picard et dont les débris s'éparpillèrent dans une pâture, à Boismont, près de Saint-Valéry-sur-Somme, n'était qu'un ballon-sonde.
Les habitants de la région, dans la crainte du fameux rayon vert "paralysant", n'osèrent s'approcher des débris. Seul, M. Raymond Boucher, employé de sucrerie, eut le courage de venir contempler la soucoupe. Il s'agissait plus simplement d'un ballon utilisé par les services météorologique de la Royal Air Force qui, en touchant le sol, avait éclaté bruyamment.
VIENNE. -- Des milliers de personnes ont vu hier une formation de soucoupes volantes au-dessus de Ried, volant d'est en ouest.
Interrogé au sujet des voitures qui s'arrêtent, a dit:
- Soucoupes ou pas soucoupes, il faut retenir comme vraies les informations qui parviennent en ce moment. En ce qui concerne l'arrêt brusque de moteurs au passage d'engins, il faut admettre la présence et l'action de rayons inconnus. Cela ne veut pas dire que ces rayons aient une origine extra-terrestre. Vous vous souvenez de ce fameux rayon Z, dont on parlait tant bien avant la dernière guerre? Pendant les hostilités, les belligérants ont encore perfectionné le procédé. J'ai vu personnellement, il y a une quinzaine d'année, des expériences en laboratoires où des rayons électriques enflammaient à des distances de quelques mètres du papier u d'autres matières combustibles.
[Ref. afp1] PROJET BLUE BOOK DE L'USAF / AFP:
Le programme Blue Book de l'Armée de l'Air des USA était responsable de l'étude des rapports d'observation d'OVNIS, et rassemblait ainsi des informations des médias sur le sujet. Le texte ci-dessous est leur traduction en anglais d'une brève de l'Agence France Presse (AFP) du 9 octobre 1954.
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Mans, Cherbourg, Finistère, Indre & Mulhouse, France, 8 octobre 1954
Paris, 9 oct.(AFP) -- Vendredi, plusieurs engins mystérieux ont une fois de plus été vus dans le ciel de la France.
1. Près du Mans, un collecteur de lait a déclaré que son camion s'est arrêté pour une raison inconnue et que, quand il est sorti, il a vu un cigare volant lumineux rouge et bleu, d'environ un mètre de long, passer au-dessus de lui. Quand l'engin eut disparu, le moteur du camion s'est remis à fonctionner.
2. A Cherbourg, plusieurs personnes ont vu une "sphère lumineuse" à une altitude plutôt élevée. Après avoir plané au-dessus de la ville, ceci a disparu vers le sud.
3. Dans le Finistère, beaucoup de gens ont été alarmées par une sphère lumineuse manœuvrant à seulement environ un douzaine de mètres de la terre, qui a semblé se déplacer vers eux.
4. Un résidant de l'Indre a observé un objet de couleur grise immobile à environ 100 mètres d'altitude. Cet engin est ensuite parti à une très vive allure, laissant derrière lui une sorte de brouillard. Un autre résidant de ce département a déclaré qu'il a vu un objet rouge-orange pâle lumineux se déplacer le long d'un axe nord-sud.
5. Enfin, un cantonnier de la région de Mulhouse dit qu'il a vu une coupole hémisphérique et intérieurement lumineuse dans un champ. Avant de tourner les talons il a eu le temps de remarquer qu'une porte s'ouvrait sur l'engin. L'objet a manœuvré au-dessus de lui avant de disparaître.
[Ref. reu1] AGENCE REUTERS:
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LE MANS, FRANCE, 9 oct. 91954 (Reuters) -- Un "cigare volant" qui peut arrêter des voitures et éteindre leurs lumières a été rapporté par le laitier Alexandre Tremblais [sic] aujourd'hui.
Tremblais a indiqué qu'il conduisait son camion laitier le long d'une route quand soudainement le moteur s'est arrêté et les phares se sont éteint. Il est sorti et a vu un "cigare" rouge et bleu brillant d'environ trois pieds de long filer au-dessus de son véhicule.
Quelques minutes plus tard son moteur a démarré et ses lumières ont de nouveau fonctionné.
Pendant ce temps, une soucoupe volant rapportée pour s'être écrasée près d'Abbeville s'est avérée être un ballon météorologique employé par l'armée de l'air royale britannique. Il avait éclaté en touchant le sol.
D'autres rapports d'objets étranges vus dans les cieux partout en France comprennent "un champignon volant lumineux," un disque orange lumineux et fumant et une machine grise faisant un fort bruit de sifflement.
[Ref. afp1:] AGENCE FRANCE PRESSE:
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Près de St. Etienne, France, 10 octobre 1954
Lyon, 15 octobre 1954 (AFP) -- Est-ce que les soucoupes volantes peuvent être responsable de panne d'allumage d'automobiles sur les routes de France?
Cette question est suggérée par la déclaration d'un conducteur de camion imprimée dans le journal "Le Progrès de Lyon", dont un résumé est donné ici.
Une aventure étrange est arrivée dans la nuit de dimanche à M. Baptiste Jourdy, un homme "solide et calme" d'environ 30 ans, qui conduit un camion de ramassage de lait chaque nuit à Saint-Etienne. A environ 4 heures du matin, sous un ciel couvert par les nuages, M. Jourdy conduisait à travers un plateau inhabité, quand son moteur a soudainement calé et ses phares se sont éteints. Le jeune homme a arrêté son véhicule, et est sorti pour examiner la batterie pour trouver la cause de la panne de l'allumage. Toute d'un coup, il a vu au-dessus de lui une énorme "chose" multicolore, se déplaçant dans le ciel perpendiculairement à la route. Le témoin n'a pas pu être certain au sujet de la forme de la lumière, qui a reculé à grande vitesse sous le plafond de nuage. Le passage de l'objet a duré quelques secondes, probablement une minute. Quand le jeune homme est revenu de sa stupéfaction, il a noté que, sans qu'il n'ait touché quoi que ce soit, ses phares s'étaient rallumés. Le moteur s'est mis en marche au premier essai. Les câbles de batterie étaient intacts.
[Ref. lin1:] JOURNAL "LIBERATION":
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Parmi la moisson surabondante d'observations d'objets ménagers volants que, depuis quelques jours, l'Agence France Presse (officieuse) nous jette en pâture à longueur de journée, et sur quoi la presse dite à sensation renchérit - à croire qu'un mystère vaut mieux qu'une vérité - nous avons pêché hier, la dépêche suivante:
Châteaubriand, 13 octobre (A.F.P.)
Un garçonnet de 13 ans, le petit Gilbert Lelay, affirme avoir vu hier soir, vers 22 h. 30, un engin mystérieux dans une prairie, à quelque 600 mètres du domicile de ses parents, au village de Sainte-Marie-en-Erbray, près de Châteaubriand. L'enfant déclare être resté dix minutes à observer, à une dizaine de mètres, cet engin qui avait la forme d'un cigare phosphorescent. Un passager, un homme vêtu d'un complet et d'un chapeau gris, chaussés de bottes, lui avait déclaré en français: "Regarde, mais ne touche pas." Il lui mit une main sur l'épaule, tandis que de l'autre, il tenait une boule lançant des feux violets. Il monta dans l'appareil par une portière qu'il fit claquer. Sur ce qui pourrait être un tableau de bord, se trouvaient plusieurs boutons multicolores. Toujours selon l'enfant, l'engin s'éleva lentement, à la verticale, lançant des feux dans toutes les directions, fit deux tour dans l'air et disparu subitement.
Elle n'est ni plus méchante, ni plus originale qu'une autre cette histoire. Mais l'A.F.P. va-t-elle se mettre à publier toutes les histoires que peuvent se raconter les enfants, sur n'importe quel sujet? Sûrement pas, car il n'y aura bientôt plus de place pour caser une "information", ce qui est le rôle d'une agence.
Alors pourquoi cet empressement à passer toutes ces dépêches de correspondants, en vrac, sans
Jacques DEROGY
Suite page 5- Col. 7
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Suite de la P.1-Col. 7
vérification, sans contrôle, sans enquête sur l'authenticité des "témoignages" ou sur la bonne foi des "témoins"? Est-ce vraiment informer l'opinion publique que de lancer à tous les vents, pêle-mêle, les ragots de village, les canulars d'aimables humoristes et les inquiétudes des foules devant tel ou tel phénomène? N'est-ce pas plutôt contribuer à entretenir une psychose?
Nous pensons qu'il faut en sortir, se dégager de cette cascade de descriptions, de cette épidémie qui prend des proportions invraisemblables et qui risque de nous conduire à un torticolis généralisé, sinon au bord de la folie collective.
Nous avons assez ironisé sur les "Martiens" et autres "Uranides" petits, velus et débonnaires, qui rendent visite à quelques campagnards privilégiés, prennent les vergers pour des pistes d'atterrissage, viennent se chauffer au fournil du boulanger du coin, perdent le nord du côté de Limoges et posent en bretelles extra-souples pour les photographes amateurs de certain hebdomadaire. Il pourrait devenir fastidieux pour nos lecteurs d'énumérer ainsi les témoignages plus ou moins farfelus qui nous parviennent au fil des jours, et même des heures. Hier, c'était deux forains de Clamecy qui, apercevant à 50 mètres un engin de forme cylindrique, disaient avoir ressenti une décharge électrique, tandis que le moteur de leur camion tombait en panne; un conseiller général de canton, un cafetier, un joueur de rugby et un champion de natation qui signalaient une boule de feu au-dessus de la chapelle de Brouilly, à Belleville-sur-Saône;, un transporteur laitier de Saint-Etienne qui voyait ses phares s'éteindre sous l'action d'un mystérieux rayon vert, filant dans le ciel; un professeur de mathématiques de Lisieux qui pouvait suivre les soubresauts, entre 200 et 300 mètres d'altitude, d'un disque argenté... Il n'y a pas de raison que ce carroussel de vaisselle volante n'arrête de tourner la tête de nos contemporains. Mais du moins pourrait-on stopper l'avalanche des faux témoignages, des affabulations, des mystifications, des descriptions faites de mauvaise foi, qui représentent à coup sûr la grande majorité des observations relatées ces temps derniers, tout simplement en interrogeant les témoins, comme nous l'avons fait, la semaine passée, avec les gendarmes de Coulommiers, pour démasquer l'imposture d'un cantonnier de la région.
Il resterait alors à procéder à une enquête rigoureuse sur les observations dignes de foi, comme celle ouverte par les autorités militaires sur le phénomène signalés par de nombreux visiteurs de la foire-exposition de Metz et par les servants d'un projecteur de l'armée qui, dimanche soir, balayait le ciel messin de son faisceau lumineux. Pendant plusieurs heures, les uns et les autres purent voir un cercle lumineux immobilisé à très haute altitude, saisi dans le pinceau du phare. Le service du radar également monté au stand de l'armée essaya vainement de "contacter" le cercle insolite. D'après les premiers renseignements, ce phénomène pourrait être expliqué par la présence d'un cumulus stabilisé éclairé par la pleine lune à ce moment cachée derrière un rideau de nuages.
Il n'est pas douteux qu'il y a dans le ciel des choses que nous ne connaissons pas. Mais ce nous n'englobe pas uniformément tous les individus. Pour le berger du massif central qui n'a jamais vu d'hélicoptères, cet engin peut apparaître comme une "soucoupe volante", dont on lui rabat présentement les oreilles. Pour les citadins qui ne connaissent pas certains phénomènes naturels - peut-être mieux connus des bergers - tels que les halos, les faux soleil et les fausses lunes (parhélie), le lever de Vénus, le spectre de Brocken (projection sur une couche de brume souvent imperceptible de la silhouette d'une personne cernée d'une auréole irisée, qui peut se produire en montagne) voilà de quoi alimenter les témoignages d' "engins volants non identifiés". On peut se vanter d'avoir déjà vu la foudre en boule ou d'avoir observé l'éclat particulier - plus brillant que la lune - d'un ballon sonde éclairé par les rayons du soleil couchant, au-delà de la couche inférieure des nuages? Qui peut imaginer la vitesse de la tache irisée produite par les phares d'une auto montant sur une côte sur un plafond nuageux? Qui a pu suivre réellement la chute d'un bolide?
Il n'y aurait donc par un type de soucoupe volante, mais 10 ou 20 types, car si soucoupe il devait y avoir, pourquoi ces couleurs et ces formes variées. Mais nous ne connaissons pas toutes les anomalies du ciel.
Nous avons rencontré, hier des savants et des techniciens particulièrement qualifié. Les uns font montre d'une indifférence peut-être très scientifique, mais méprisante pour l'opinion publique. Les autres pour être aussi sceptiques admettent, sans manifester aucune inquiétude, que connaissent de visu les ballons-sondes, les avions à réaction, les prototype d'engins nouveaux, les boules de feu, les parhélies et les mirages en altitude, ils n'ont peut-être jamais vu certains phénomènes plus rares, devenus plus fréquents de nos jours.
"Qui nous dit que les nuages radioactifs qui se promènent depuis quelques années dans le ciel ne produisent pas de phénomènes électrostatiques nouveau, par exemple. Nous sommes loin de connaître tous les phénomènes météorologiques et atmosphérique."
En tout cas une chose est certaine: ce n'est pas en publiant en vrac toutes les dépêches de toutes les communes de France qu'on arrivera à détecter le phénomène nouveau, si phénomène il y a. Et ce n'est pas non plus en tentant de faire analyser par un aéropage de techniciens, pour ne pas dire de savants, des "témoignages" incomplets, imprécis qu'on arrivera jamais à en sortir.
D'aucuns ont demandé la constitution d'un comité d'enquête qui examinerait les observations signalées. Le rôle d'un tel comité devrait être tout d'abord d'écarter et de dénoncer les auteurs de mystification, ceux qui conseillent et ceux qui les exploitent et de ne retenir que les déclarations qui s'avèrent vraiment utilisables, qui ont une signification objective.
Et nous n'hésitons pas à demander des sanctions contre les marchands de sommeil et autres témoins de mauvaise foi.
Alors, mais alors seulement, la science ne se dégradera pas en considérant un problème enfin posé en termes clairs.
J. DEROGY.
[Ref. hws1:] HAROLD WILKINS:
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10 octobre 1954: Un laitier au Mans, en France, allègue qu'une soucoupe rouge et bleue brillante en forme de cigare, d'environ trois pieds de long, a accéléré au-dessus de son camion et a arrêté son moteur. Dès que le champ de force a été retiré, son moteur a redémarré et ses lumières se sont allumées.
[Ref. gbr1:] GRAY BARKER:
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Un laitier du Mans a déclaré qu'un cigare volant s'est intéressé à son auto. Quand le moteur s'est arrêté et les phares se sont éteints, il est sorti pour voir ce qui n'allait pas et a vu un engin en forme de cigare rouge et bleue de trois pieds filer au-dessus de sa voiture. Quelques minutes après que l'OVNI ait disparu, les lumières se sont rallumées et son moteur a fonctionné parfaitement.
[Ref. jgu1:] JIMMY GUIEU:
Jimmy Guieu indique que le 8 octobre 1954, à 06:20, A.T., propriétaire d'un café du Mans et entrepreneur de ramassage du lait pour une importante société achevait sa tournée de ramassage.
Il se trouvait au volant de son camion sur une route près de Saint-Jean d'Assé, abordant une légère côte, le véhicule avançant lentement. Les phares se sont brusquement éteints et le moteur s'est arrêté. A.T. a été très étonné et a tiré sur son démarreur mais le camion est resté immobile. Perplexe, A.T. a pris une torche électrique, qui fonctionnait, contrairement aux phares, et est sorti puis a soulevé le capot.
Jimmy Guieu rapporte des propos du témoin:
"Je ne remarquai rien d'anormal au moteur. Mais comme je me redressais, je vis passer à vive allure dans le ciel, à faible hauteur, une lueur bleue ressemblant aux étincelles dégagées par un chalumeau."
Jimmy Guieu poursuit en indiquant que le phénomène a disparu aussi vite qu'il était venu. A.T. est remonté dans son camion et a essayé de repartir. Le moteur a répondu aussitôt et les phares se sont rallumés. Le camion a roulé normalement.
Jimmy Guieu rapporte enfin que le patron de la laiterie pour laquelle le témoin travaillait a déclaré que celui-ci est un homme de confiance "qui n'a pas pour habitude de multiplier les incidents par dix ni de déformer ce qu'il voit."
[Ref. aml1:] AIME MICHEL:
Aimé Michel rapporte que le 7 octobre 1954, vers 06:20 du matin, M. Alexandre Tremblay circulait en camion sur une petite route à l'Est de la route nationale 138. Travaillant pour une importante société chocolatière, [Poulain?] il ramassait ainsi chaque matin le lait provenant des pâturages de la région.
Près de Saint-Jean-d'Assé, il montait une côte légère avec son moteur tournant assez vite, quand soudainement les phares s'éteigne et le moteur cale.
M. Tremblay a été surpris, a freiné, débrayé et actionné le démarreur, mais en vain, le moteur ne voulait plus redémarrer. Pensant à une panne de l'allumage, provenant éventuellement d'un court-circuit, M. Tremblay descend de camion, tenant sa torche électrique à la main. La torche électrique éclairait, n'était pas affecté de panne d'électricité, contrairement au phare du véhicule, qui étaient en route mais ne fonctionnaient pas.
Au moment où il ouvre le capot du moteur, M. Tremblay fait l'observation suivante, dont Aimé Michel nous donne le récit ainsi:
"Je vis au-dessus de la route dans le ciel une intense lueur bleue qui semblait dirigée vers moi. Cela dura quelques secondes, puis elle disparut. Ne sachant que penser de cet incident, j'actionnai de nouveau le démarreur, et le moteur se remit en marche tandis que les phares se rallumaient."
M. Tremblay est ensuite remonté dans son camion, sans avoir touché son moteur, et repris normalement sa tournée de collecte du lait.
[Ref. aml2:] AIME MICHEL:
Aimé Michel expliquait que depuis décembre 1957, il est convaincu que les "alignements" de cas sur des lignes droites, comme ceux du 7 octobre 1954 sont inexplicables, ou plus exactement, qu'ils ne s'expliquent que "par la réalité des soucoupes volantes", et que son opinion "est aussi celle d'un grand nombre de savants, parmi lesquels plusieurs de réputation mondiale."
Il publiait une carte de ces alignements pour cette date, en indiquant que la totalité des observations du 7 octobre 1954 y sont reportées:
|
Pour le cas de ce dossier, il indiquait:
9. SAINT-JEAN-D'ASSE: ..une lueur d'un bleu intense.. (Aurore du 9-10-54)
[Ref. gqy1:] GUY QUINCY:
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7 octobre [1954]
[... autres cas...]
06 h 20: St.-Jean-d'Assé (Sarthe): obj.lumin.bleu +panne électric.moteur
[... autres cas...]
[Ref. mcs1:] MICHEL CARROUGES:
Michel Carrouges note le cas dans son chapitre sur les effets physiques causés par les soucoupes volantes.
Il indique que le 7 octobre dans la Sarthe, M. Tremblay, en auto, a été survolé d'une lueur bleue, que le moteur a calé, qu'il y a eu extinction des phares.
Il renvoie comme source à Michel, page 239.
[Ref. jve5:] JACQUES VALLEE:
| 262 | -000.14121 | 18.15000 | 07 | 10 | 1954 | 06 | 20 | 105 | ST JEAN D ASSE | F | 301133 | C** | 239 |
[Ref. jve1:] JACQUES VALLEE:
207
7 Octobre 1954, 06:20. Saint-Jean-d'Assé (France)
Sur la N. 138, un camionneur, M. Tremblay, vit une lueur bleue intense qui se dirigeait vers lui. L'objet produisant cette lumière avait la forme d'un cigare rouge et bleu. Le moteur et les phares du camion cessèrent de fonctionner. (41;M 143) (France-Soir, 10 Oct. 1954).
[Ref. jve2:] JACQUES VALLEE:
L'auteur indique que le 7 octobre 1954, un conducteur de camion a vu une lumière d'un bleu intense se diriger vers lui près de Saint-Jean-d'Asse dans la Sarthe sur la route du Mans à Alençon. L'objet avait la forme d'un cigare, rouge et bleu. Le moteur du camion a calé et les phares se sont éteints.
[Ref. ldl1:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "LUMIERES DANS LA NUIT":
Ce magazine publiait une liste de cas de 1954 qu'ils suggéraient à leurs enquêteurs d'enquêter ou de ré-enquêter, dont:
"207 7-10-54 Saint-Jean-d'Asse"
[Ref. gal1:] CHARLES GARREAU ET RAYMOND LAVIER:
Les deux auteurs donnent la date du 5 octobre 1954 par association avec une autre affaire, indiquant qu'à une trentaine de kilomètres du Mans, au nord-ouest, sur la R.N. 138, à hauteur de Saint-Jean-d'Asse, un camionneur a vu son moteur caler et ses phares s'éteindre.
Quand il s'apprêtait à ouvrir son capot pour rechercher la cause de cette panne, il a vu une lueur bleue au-dessus de la route, qui se dirigeait vers lui, et qui a disparu au bout de quelques secondes. Le moteur est reparti au premier coup de démarreur.
[Ref. jpr1] JACQUES POTTIER:
L'auteur indique que dans la journée du 7 octobre 1954, des disques lumineux atterrissant ou non, avaient été signalé notamment près de Saint-Jean D'Assé sur la nationale 138.
L'auteur dit que les 28 lieux d'observations [l'auteur en indique 9] formaient tous des points alignés "le long d'une droite avec une précision au millimètre près." Il ajoute plus loin que ces observations se rangeaient sur "des lignes droites, lesquelles en se croisant, dessinaient de curieuses figures géométriques en étoile", et que les "alignements semblaient débuter vers une heure du matin, couvrant nos régions d'un réseau serré d'investigations d'origine inconnue."
[Ref. ufa1:] BULLETIN D'UFOLOGIE "UFOLOGIA":
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07 octobre 1954 TREMBLAY - (SARTHE)
Une lueur bleue survole une automobile dont le moteur s'arrête. Phares éteints.
(réf . Aimé MICHEL - "MOC")
[Ref. gab1:] GROUPE D'UFOLOGIE "G.A.B.R.I.E.L.":
LES AUTOMOBILES HALLUCINEES
07/10/1954 Saint Jean d'Assé (Sarthe)
Vers 6h20 du matin, M. A. Tremblay roulait en camion sur une petite route départementale. Soudain, son moteur cala, ses phares s'éteignirent. Le témoin descendit de son véhicule pour se rendre compte. C'est alors qu'il découvrit dans le ciel une intense lueur bleue dirigée sur lui. Il fut survolé par un cigare lumineux rouge et bleu (de lm de long?). Au bout de quelques secondes, l'engin disparut et tout redevint normal. (J. Giraud: "Centre Matin" du 10/10/1954)
Cette observation est tout à fait caractéristique. Les deux phénomènes décrits, moteur calé, phares éteints, sont provoqués aussi bien par le survol du véhicule par une "Soucoupe Volante" (Saint Jean d'Assé) que par la présence de cette dernière au sol (Schirmeck, Baillolet le 16/10/1954). Le plus souvent, les "soucoupistes" s'étaient bornés à considérer ces faits sous un seul angle: celui de la preuve irréfutable! Ils partaient du principe que si les déclarations d'un témoin pouvaient être discutables, ce dernier ayant pu être victime d'une hallucination ou d'une fausse interprétation, la psychologie n'avait pas encore prouvé qu'une machine pouvait elle aussi être hallucinée. Et de conclure à la réalité du phénomène [1].
D'autres chercheurs ont essayé de trouver quelles étaient les formes d'énergie mises en ouvre pour aboutir à l'arrêt d'un moteur. Nous en parlerons en résumant les quelques grandes théories exprimées à ce sujet. [2] [...]
Note [1]: Reproche plutôt irréfléchi. Un ufologue "convaincu" peut bien se douter que si une hallucination peut faire croire au passage d'une "soucoupe volante", elle peut tout autant faire croire à un arrêt de moteur ou une extinction de phares; de la même manière que si un faux témoin invente un passage de soucoupe volante, il pourra aussi inventer l'arrêt du moteur et l'extinction des phares. Il est toutefois vrai que tous les ufologues ne s'en rendent pas toujours compte. Ce que les ufologues "convaincus" présentent comme probant sont, ou doivent être, des traces ou effets physiques dûment constatés soit par témoignages multiples et indépendants voir par des tiers, soit par enregistrements provenant d'appareils, par exemple les radars, et encore, sous réserve que l'ensemble du cas n'ait pas une explication triviale en dépit de cela (un hélicoptère laissant des traces au sol ou au radar ou sur une photo aussi, par exemple).
Note [2]: Après avoir affirmé sans en donner la démonstration statistiques que les "soucoupes volantes" arrêtent les moteurs seulement lorsqu'elles sont soit à plus de 200 mètres soit à moins de 20 mètres, les auteurs assurent que les arrêts de moteurs sont délibérément causés par les soucoupes pour "assurer leur sécurité". Ils oublient de nous expliquer pourquoi la "soucoupe" serait en sécurité lorsqu'elle est distante de 20 à 200 mètres.
[Ref. bbr1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:
Les deux auteurs indiquent qu'ils examinent un cas qui a retenu leur attention, du 7 octobre à 6 h 20, à St-Jean-d'Assé dans la Sarthe, dont ils donnent le résumé, sans sources, ainsi:
"Sur la N. 138, un camionneur, M. Tremblay, vit une lueur bleue intense qui se dirigeait vers lui. L'objet produisant cette lumière avait la forme d'un cigare rouge et bleu. Le moteur et les phares du camion cessèrent de fonctionner."
Ils indiquent que les faits ont été classiquement transformés par les "rapporteurs" car le témoin leur a affirmé n'avoir jamais vu un objet, mais un phénomène lumineux. Ils indiquent que les détails que le témoin leur a fourni ne peuvent en aucun cas donner une notion sur l'altitude, la distance, la vitesse etc. Selon les auteurs, Mr. Tremblay a été le premier surpris qu'on lui parlât d'un arrêt de moteur, car selon les auteurs, il est affirmatif, jamais une entrave quelconque au fonctionnement de son camion n'était survenue pendant son observation.
Plus loin dans leur livre, les auteurs notent que la date est incertaine, et que France-Soir du 9 et 10 octobre rend compte du cas avec la mention "hier."
[Ref. fru1:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:
Les deux auteurs indiquent qu'à Saint-Jean d'Assé dans la Sarthe le 7 octobre 1954 à 6:25 du matin, Alexandre Tremblay, propriétaire de café au Mans, circulait en camion, sur une petite route à l'est de la nationale 138 Le Mans-Alençon.
Près de Saint-Jean-d'Asse, alors qu'il monte une légère côte et que son moteur tourne assez vite, celui-ci cale soudain et les phares l'éteignent.
Surpris, l'homme freine, débraye et actionne le démarreur en vain. Il prend sa torche électrique en pensant à une panne d'allumage et descend. Il soulève le capot de son véhicule. A ce moment il voit une lueur bleue qui semble dirigée sur lui (selon Guieu et Michel, disent les auteurs) ou un cigare rouge et bleu (selon Vallée, article de presse).
Ce phénomène lumineux ne dure que quelques secondes. Remontant dans son camion sans avoir touché à son moteur, il actionne le démarreur. Le moteur se remet en marche et les phares se rallument.
Ils indiquent que les sources sont le cas 207 du catalogue Vallée; Aimé Michel dans "A Propos des S.V." page 178; Jimmy Guieu dans "Black-Out sur les S.V." et France Soir du 10/10/1954.
[Ref. lgs2:] LOREN GROSS:
7 octobre. St-Jean-D'Asse, France. (6:20 du matin.)
Encore un autre Français sur les routes ce matin qui a eu une surprise. Il semble qu'un M. Alexander Tremblay, conduisant un camion sur la Rte N138 près de St Jean-D'Asse, a eu du mal à la faire monter une légère côte. C'était toujours l'obscurité (6:20 heures du matin.) et M. Trembley avait mis ses phares. Sans aucun raison évidente le moteur du camion a stoppé et les phares se sont éteints. M. Tremblay est sorti pour vérifier sous le capot mais son attention a été soudainement attirée sur une lumière de couleur bleu puissante filant dans sa direction, et pendant qu'elle s'approchait, M. Tremblay a pu voir que la lumière était émise par un cigare volant, de teinte bleu et rouge. 67.
[Ref. gep1:] GROUPE D'UFOLOGIE "GEPO":
| 7-10-54 | (6h.20) | St Jean d'Assé (N138) | 7.08PE | 307.08V1 |
[Ref. gep2:] GROUPE D'UFOLOGIE "GEPO":
| 8-10-54 | (6h.30) | Mans/St Jean d'Assé | PE6 | 008AC1 |
[Ref. mft1:] MICHEL FIGUET:
| CAS Nr | CLASSIFICATION | DATE | HEURE | LIEU | CODE POSTAL | CREDIBILITE SOURCE |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 143 | CE0-2 | 07 10 1954 | 06.20 | St-Jean d'Asse | 72690 C3 | E bolide B-B p. l87 |
[Ref. ldl2:] MAGAZINE D'UFOLOGIE "LUMIERES DANS LA NUIT":
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Le magazine publiait un article consistant en vérifications d'affirmations d'explications de cas de 1954 en France par Barthel et Brucker dans leur livre de 1979 [bbr1]. Pour ce cas, le magazine écrivait:
19. St Jean d'Assé (Sarthe), le 7 octobre 1954. Version B&B: ... Jamais une entrave quelconque au fonctionnement de son camion... (p. 187) ... date incertaine. (p. 195). Version LDLN: Il existe une coupure de l'époque ou l'on voit le témoin, M. Tremblay, regardant sous le capot de son camion. De plus, il a bien confirmé à l'enquêteur du Mans, M. Daniel Leger, qui l'a rencontré quelques jours après son observation, l'épisode de l'arrêt du véhicule. (Communication de M. Leger 1989). Puisque la date était incertaine, pourquoi B&B ne l'ont-ils pas demandée au témoin, à qui ils affirment avoir parlé?
Ci-dessous: extrait du "Maine Libre" des 9/10 octobre 1954.
[Légende photo:] Alexandre Tremblay, nous montre le moteur de son camion, garé dans l'impasse Haupertuis.
[Ref. jsr1:] JEAN SIDER:
L'ufologue Jean Sider donne un rapport identique à celui d'Aimé Michel.
Mais également, il examine l'affirmation des deux ufologues Jacques Barthel et Gérard Brucker. Ceux-ci, nous apprend Jean Sider, écrivent: "Jamais une entrave quelconque au fonctionnement n'est survenue pendant son observation, il est affirmatif."
Jean Sider rappelle au contraire que dans l'article du quotidien local Le Maine Libre, il est clairement indiqué que son camion a bien eu les ennuis décrits: une reconstitution photographique montrant M. Tremblay penché sur le capot ouvert du moteur le démontre, ainsi que l'article. Jean Sider rappelle que c'est bien à cause de la panne que M. Tremblay a été en situation de voir quelque chose dans le ciel, qu'il n'aurait probablement pas vu sans cet arrêt, et qu'il n'aurait probablement donc rien eu à raconter.
Jean Sider ajoute que quelques jours après l'observation, Daniel Léger qui résidait au Mans non loin et allait devenir un collaborateur du réseau d'enquêteur Lumières Dans La Nuit a pu parler avec M. Tremblay, et que ce dernier lui a redit et confirmé tous les éléments indiqués par les reporters du journal Le Maine Libéré.
Jean Sider conclut: "M. Tremblay n'a jamais été joint par B & B (Barthel et Brucker) et son témoignage a été déformé!"
De plus, une allusion à ce cas est donnée par Jean Sider, qui l'a trouvée dans le journal "Le Quotidien de Haute-Loire" du 24 octobre 1954:
"La même aventure est arrivée il y a quelques jours, un matin, à un transporteur de lait de Jonzieux." L'article se rapportant par ailleurs au cas du 19 octobre 1954 près de Saint-Didier-en-Velay en Haute-Loire
[Ref. lhh1:] LARRY HATCH - "*U* COMPUTER DATABASE":
4004: 1954/10/07 06:20 10 0:07:20 E 48:09:00 N 3333 WEU FRN SRT 8:7
St-JEAN-d'ASSE,FR:CGR+RAYON BLEU:CAMION LAIT EMEs:REDEMARRE!:/r8+/r217p61+/r138N°9
RefN°194 LUMIERES dans la NUIT.(LDLN France) Numéro No. 319: ROUTE+RAILS
[Ref. goe1:] GODELIEVE VAN OVERMEIRE:
L'ufologue belge indique que le 7 octobre 1954 en France à St Jean d'Assé, "A 06 h 20 sur la N. 138, le camionneur Tremblay vit une lueur bleue intense qui se dirigeait vers lui. L'objet produisant cette lumière avait la forme d'un cigare rouge et bleu. Le moteur et les phares du camion cessèrent de fonctionner."
Elle indique que les sources sont "France-Soir, 10 oct 1954" et "Jacques Vallée: 'Chronique des apparitions ET' - DENOEL 1972 - COLL. J'AI LU - p. 271".
Elle ajoute qu'une autre version est: "Il sortit du véhicule avec la lampe torche, qui elle, fonctionnait et soulevait le capot pour examiner le moteur, ce n'est qu'alors qu'il vit passer à faible hauteur une lueur bleue, ressemblant à des étincelles dégagées par un chalumeau."
Elle indique que la source en est "Jimmy GUIEU: 'Black-out sur les S.V.' - FLEUVE NOIR- p. 193".
[Ref. lgs1:] LOREN GROSS:
7 octobre. Près de St-Jean-d'Asse, France. (vers 6:20 du matin)
Le moteur s'éteint, mais assez étrangement, la torche a fonctionné.
Michel a écrit:
"Vers 06:20 du matin M. Alexandre Tremblay était au volant de son camion sur une route secondaire, non loin de la route N-138, la route principale entre Le Mans et Alençon. Près de St-Jean-d'Asse, alors qu'il montait une petite colline, son moteur est mort subitement et ses phares se sont éteints. Il a freiné automatiquement, mis l'embrayage au point mort, et a appuyé sur le démarreur. Rien ne s'est passé. Lampe de poche à la main, M. Tremblay est sorti pour enquêter; curieusement, la lampe de poche fonctionnait. "Comme M. Tremblay soulevait le capot de sa voiture, il a vu dans le ciel au-dessus de la route 'une lumière bleue intense qui semblait se diriger vers moi. Après quelques secondes, la lumière s'est éteinte. Un peu déconcerté, j'ai essayé le démarreur de nouveau, le moteur a commencé à tourner, et les phares se sont rallumés?'"?. ( xx.)
(xx.) Michel, Aime. Flying Saucers and the Straight-Line Mystery. p.143.
[Ref. djn1:] DONALD JOHNSON:
Ce Jour-là
7 octobre
[...]
1954 - St.-Jean-d'Asse, France. M. Alexandre Tremblay, un propriétaire de café, conduisait sur la route N138 à 6:20 heure du matin quand il a vu une lumière intense et bleue venant vers lui. L'objet la produisant était un cigare long d'un-mètre, de couleurs rouge et bleu. Le moteur et les phares de son véhicule sont morts. (Source: Jacques Vallee, Passport to Magonia, p. 220; Michel Figuet and Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochees en France, pp. 129-130).
[...]
[Ref. jbu1:] JEROME BEAU:
Jeudi 7 octobre 1954
[...]
06:20 A Saint-Jean-d'Asse (France), sur la N138, M. Tremblay (camionneur) voit une lueur bleue intense se dirigeant vers lui. L'objet [qui] produit cette lumière a la forme d'un cigare rouge et bleu. Le moteur et les phares du camion cessent de fonctionner.
[...]
Jérôme Beau indique que sa source est "France-Soir, 10 octobre 1954".
[Ref. lcn1:] LUC CHASTAN:
Luc Chastan indique que dans la Sarthe à St Jean d'Assé le 7 octobre 1954, à 06:25 heures, "Le témoin circule, avec son camion, sur une petite route à l'est de la nationale 138 Le Mans-Alençon. Près de Saint-Jean-d'Asse, alors qu'il monte une légère côte et que son moteur tourne assez vite, celui-ci cale soudain et les phares l'éteignent. Surpris, l'homme freine, débraye et actionne le démarreur en vain. Il prend sa torche électrique en pensant à une panne d'allumage et descend. Il soulève le capot de son véhicule. A ce moment il voit une lueur bleue qui semble dirigée sur lui (Guieu et Michel) ou un cigare rouge et bleu (Vallée, article de presse). Ce phénomène lumineux ne dure que quelques secondes. Remontant dans son camion sans avoir touché à son moteur, il actionne le démarreur. Le moteur se remet en marche et les phares se rallument."
Luc Chastan indique que la source est "Ovni, Premier dossier complet... par Figuet M./ Ruchon J.L. ** éd. Alain Lefeuvre 1979".
[Ref. nip1:] "THE NICAP WEBSITE":
*7 oct. 1954 - Saint-Jean-d'Asse, France. M. Alexandre Tremblay, propriétaire d'un café, conduisait sur la route N138 à 06:20 quand il a vu une intense lumière bleue venir vers lui. L'objet la produisant était un cigare long d'un mètre, rouge et bleu. Le moteur et les phares de son véhicule sont morts. (Source: Jacques Vallee, Passport to Magonia: A Century of Landings, p. 220, cas n° 207; Michel Figuet & Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochees en France, pp. 129-130).
[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":
Cette abse de données a enregistré ce cas 19 fois au lieu d'une!
| N° de cas | Nouveau N° de cas | Enquêteur | Date d'observation | CP | Lieu d'observation | Pays d'observation | Heure d'observation | Classification | Commentaires | Identification |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 19541004 | 04.10.1954 | Le Mans | France | NL | ||||||
| 19541005 | 05.10.1954 | Le Mans | France | RR II | ||||||
| 19541005 | 05.10.1954 | Le Mans | France | NL | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | Le Mans | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | Le Mans | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | Le Mans | France | |||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | Le Mans | France | |||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | Le Mans | France | |||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | Le Mans | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St. Jean Asse | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St. Jean Asse | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St. Jean Asse | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St. Jean Asse | France | |||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St. Jean Asse | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St. Jean Asse | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St Jean Asse | France | RR II | ||||||
| 19541008 | 08.10.1954 | Le Mans | France | |||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | St Jean | France | RR II | ||||||
| 19541007 | 07.10.1954 | Saint-Jean-di-Assé | France |
[Ref. prn2:] PETER ROGERSON - "INTCAT":
7 octobre 1954. 0620hrs.
ST-EAN-D'ASSE [sic] (SARTHE: FRANCE)
Camionneur, Alexander [sic] Tremblay montait une colline en pente douce sur une route secondaire juste près de la Rt-N 138, quand son moteur et ses phares se sont éteints. Quand il est sorti il a vu une lumière intense bleue venant vers lui. L'objet qui la produisait était en forme de cigare, rouge et bleu. Sa lampe de poche n'était pas affectée. Plusieurs secondes après que la lumière s'éteigne il a trouvé que son moteur et ses lumières fonctionnaient de nouveau.
[Ref. wia1:] SITE WEB "WIKIPEDIA FR":
|
|
Dans sa page sur la vague de 1954 en France, Wikipedia FR évoque 21 observations de la "vague", dont:
[... autres cas...]
7 octobre [1954]: des ovnis sont observés près de Saint-Jean-d'Assé, sur la nationale 138, à La Ferté-Macé, Lavenay, Ballon, Montlevicq, Cassis, Corbigny, Puymoyen, Marcillac; vingt-huit localités au total [en réalité au moins 55] sont touchées par le phénomène.
[... autres cas...]
Aucune source n'est donnée. Les liens dans la page renvoient sur des pages d'informations générales sur les villes concernées.
|
Probable météore.
Saint-Jean-d'Assé se trouve sur la Route Nationale 138 entre Le Mans et Alençon.
Jimmy Guieu date le cas au 8 octobre, les autres sources le placent au 7.
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Saint-Jean-d'Assé, Sarthe, Tremblay, route, lueur, bleue, objet, cigare, rouge, effets
[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.
| Version: | Créé/changé par: | Date: | Description: |
|---|---|---|---|
| 0.1 | Patrick Gross | 17 janvier 2004 | Première publication. |
| 1.0 | Patrick Gross | 6 mai 2009 | Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Additions [goe1], [djn1], [jbu1], [lcn1]. |
| 1.1 | Patrick Gross | 28 février 2010 | Addition [jpr1]. |
| 1.2 | Patrick Gross | 25 juin 2010 | Additions [afp1], [jve5]. |
| 1.3 | Patrick Gross | 7 octobre 2014 | Additions [lgs1], [nip1]. |
| 1.4 | Patrick Gross | 9 décembre 2016 | Additions [gbr1], [lgs2], [ubk1]. |
| 1.5 | Patrick Gross | 23 janvier 2017 | Addition [lln1]. |
| 1.6 | Patrick Gross | 28 avril 2018 | Addition [tbs1]. |
| 1.7 | Patrick Gross | 15 février 2020 | Additions [nnm1], [aml2], [ldl1], [mft1], [lhh1], [prn2]. |
| 1.8 | Patrick Gross | 3 mars 2020 | Addition [cpd1]. |
| 1.9 | Patrick Gross | 7 avril 2020 | Addition [nmn1]. |
| 2.0 | Patrick Gross | 1 mai 2020 | Addition [nll1]. |
| 2.1 | Patrick Gross | 22 mai 2020 | Addition [jps1]. |
| 2.2 | Patrick Gross | 16 juin 2020 | Addition [ner1]. |
| 2.3 | Patrick Gross | 12 janvier 2021 | Addition [lcx1]. |
| 2.4 | Patrick Gross | 13 août 2021 | Additions [ufa1], Résumé. Explications changées, étaient "Non encore recherchée." |
| 2.5 | Patrick Gross | 28 octobre 2021 | Addition [hws1]. |
| 2.6 | Patrick Gross | 15 mars 2022 | Addition [ldl2]. |
| 2.7 | Patrick Gross | 29 avril 2022 | Additions [gqy1], [gep1], [gep2]. |
| 2.8 | Patrick Gross | 18 mai 2022 | Addition [wia1]. |
| 2.9 | Patrick Gross | 9 juillet 2022 | Addition [gab1]. |
| 3.0 | Patrick Gross | 18 avril 2025 | Addition [lmn1]. |
| 3.1 | Patrick Gross | 4 mai 2025 | Addition [lpn1]. |
| 3.2 | Patrick Gross | 19 mai 2025 | Addition [csl1]. |
| 3.3 | Patrick Gross | 6 juin 2025 | Addition [fso1]. |
| 3.4 | Patrick Gross | 18 septembre 2025 | Addition [aue1]. Dans le Résumé, addition des informations de [aue1]. |
| 3.5 | Patrick Gross | 19 mars 2026 | Addition [lin1]. |